Lecture : on peut vraiment mieux faire !

Il y avait Pisa. Il y a désormais aussi Pirls. C’est presque la même chose.

Et c’est tout aussi décevant. Si Pisa teste nos élèves de secondaire, Pirls (Progress in reading literacy study) évalue les enfants de primaire dans le domaine de la lecture. Il a été lancé en 2001 par l’IEA (Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire).

Au contraire de Pisa, Pirls est ouvert à des pays non-OCDE. La Belgique francophone a rejoint l’opération en 2006. Pirls a livré mardi les résultats d’un test de lecture organisé au printemps 2011.

Quelque 206 de nos classes de 4e primaire y ont participé. Le score médian est de 500. La Belgique francophone (506 points) est en 32e position sur 45 pays. Le peloton de tête réunit Hong Kong (571 points), la Russie (568), la Finlande (568). La France obtient 520 points.Nous devançons douze pays (comme la Roumaine, l’Iran, la Colombie ou le Maroc, qui est lanterne rouge). En 2006, avec un score de 500, on se situait au niveau de la moyenne internationale. C’était bien moins bon quand on comparait la Belgique francophone à des pays similaires au niveau développement (OCDE). C’était la catastrophe quand on la plaçait dans un sous-ensemble de pays semblables en ce qui concerne l’âge des enfants testés, le système éducatif, etc. : on était alors en queue de peloton, avec l’Islande et la Norvège.

Les résultats 2011 sont juste un peu meilleurs que ceux de 2006, a admis Marie-Dominique Simonet, la ministre de l’Education, dans un communiqué.

Parmi nos élèves, 30 % ne dépassent pas un niveau jugé « élémentaire » (c’est très au-dessus de la moyenne des pays participants : 19 %). Et nos bons lecteurs ne sont que 25 % (45 % en moyenne).

Par rapport à 2006, la part de lecteurs précaires a légèrement diminué (– 4 %) et la part de bons lecteurs a légèrement augmenté (+ 2 %).

Si nous sommes au-dessus du score médian de 500, nous sommes en dessous de la moyenne des pays européens et de la moyenne des pays de l’OCDE (30 points en dessous).

Notre retard par rapport aux moyennes Europe ou OCDE est estimé à… 3/4 d’année scolaire.

Pour Simonet, l’explication de nos lacunes est connue. Parmi d’autres : « L’enseignement de stratégies de compréhension est encore insuffisamment ancré dans le quotidien des classes. Trop peu de temps est consacré à l’enseignement formel de la lecture en 4e année. » Aussi : « De nombreux enseignants se déclarent peu formés en matière d’observation des compétences de l’élève permettant la mise en œuvre d’actions pédagogiques adéquates. » Ou encore : « Les référentiels et programmes ne sont pas assez précis. » La suite du communiqué de la ministre consiste à expliquer qu’elle a pris ses dispositions pour régler tout ça (voir l’opération Décolâge) mais, sous-entendu, on ne change pas le monde en un jour.

La Flandre, elle, n’a pas participé au test de lecture mais a soumis ses élèves de 4e année à une épreuve en maths (où elle cartonne) et en sciences (où elle s’avère relativement médiocre).

Source: Blog.lesoir.be   13/12/2012

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